On connait tous l'addiction aux mails; d'après les stats, et le temps passé à les déchiffrer, mais peu s'en plaignent et pourtant : 

– 56% des utilisateurs de courriers électroniques passent en moyenne deux heures par jour pour gérer leur boîte mail.
– 38% reçoivent plus de 100 mails par jour.
-  65% déclarent relever leur boîte toutes les heures (en réalité c’est plutôt toutes les 5 minutes).
– il faut en moyenne 64 secondes pour retrouver le fil de sa pensée lorsqu’on est interrompu par l’arrivée d’un message électronique (1s d’interruption = 64 secondes pour s’y remettre !!!!) 

chiffres tirés du blog "formation passion" qui lui-même...

C'est déjà suffisant que de perdre 4 points de QI sur la tâche en cours, le cerveau ayant du mal à effectuer réellement deux choses en même temps (se plonger dans les stats à rendre et attendre le prochain mail de tâches urgentissimes n'est pas terrible pour la concentration) 

PAS LE PLUS GRAVE; 

le plus embêtant, c'est l'envolée du temps, du stress et de l'énergie.  Dans les sociétés où l'on corresponds uniquement par mails, on ne se comprend plus. 

Chaque service possédant ses propres urgences et "gestion" du temps somme le suivant de répondre dans SES temps, à coup d"'urgentissime". 

Plus de communication, plus de compréhension, la machine s'enraye. 

Reprenons le téléphone et prenons rendez-vous pour faire connaissance : nous comprendrons alors comment l'autre travaille ert quelles sont ses priorités ce sera plus simple pour caler les nôtres;

Mails versus téléphone? Le mail est une confirmation; le téléphone est l'interaction; nous appelons de moins en moins "pour ne pas gêner l'autre" et mailons de plus en plus; idem pour les SMS; 

Résultat : 6 mails pour fixer une date de réunion quand 3 minutes au téléphone auraient suffit pour le faire.

Il m'arrive assez souvent d'avoir au téléphone un interlocuteur qui me dit  en fin de conversation : -"bon, je t'envoie un mail pour te proposer des dates de réunion - ben je t'ai au téléphone on ne peut pas les caler tout de suite? - Euh, si. "